ANATOLY IVANOV / PROSE / 2008-09-02

SESSION OPEN AIR: PLASTIC FANTASTIC @ BABY PLAGE (GENÈVE CH) 2008-08-30

de Anatoly IVANOV

MUSIQUE / MES NOUVELLES / TESTS ET CRITIQUES

Open air: Baby Plage (rive gauche du lac Léman, en face du Parc la Grange), Genève, Suisse (Google Map)
Musique: Techno minimale
Line-up: Plastic Fantastic (DJ Nicolas DUVOISIN et DJ Cosmokolor)
Date et heure: Samedi 30 août 2008 dès 20:30.
Pronostic: J’ai plusieurs promo-mix excellents de Nicoloas DUVOISIN. Je l’ai également entendu dans plusieurs clubs, où il préfère jouer de la techno plus traditionnelle et plus dansante. Par contre, je n’avais pas encore écouté Cosmokolor. De plus, je ne connaissais pas ce lieu. J’avais donc du mal à vous prévenir avec un pronostic.
Ma présence: Oui.
Sur les lieux:

Enfin de la bonne musique programmée pour avant minuit!

Le lieu est une mini plage sur le bord du lac Léman. Temps magnifique. Ciel clair, température agréable. Couché du soleil sur le Jura. Vue sur le lac, les rives et le jet d’eau de Genève. Une guirlande d’avions en approche du Cointrin.

Malgré les quelques fumeurs persistants, la brise amène de l’air frais. La nuit tombe rapidement. D’un côté, l’absurde mouvement de bagnoles sur le quai Gustave Ador. De l’autre, le calme du lac. Au milieu, une petite scène avec platines et deux enceintes JBL.

À mon arrivée vers 20:45, Cosmokolor me surprend avec de la house. Rien à voir avec la techno minimale programmée, mais de la bonne house tout de même, pas excessivement criarde, parfois deep, nostalgique même.

Le son: pas trop fort, qualité superbe. Tout le spectre préservé, les aigus précis, les médiums bien présents, les basses rondes et définies.

Les indicateurs lumineux des Technics attirent les moucherons. Ils se jettent sur le vinyle et les aiguilles sautent pardessus!

Le public, ramolli par la chaleur de la journée, inhabitué à danser si tôt, insuffisamment bourré pour bouger, reste aplati sur les bancs et les chaises longues.

Cosmokolor et Nicolas DUVOISIN jouent en ping-pong et font de leur mieux pour réveiller les corps. La musique va de la house à la techno traditionnelle, frise parfois le acid trance, reviens dans la techno minimale. Nicolas incruste ses 2 nouveaux tracks, dont un, Mexico, vaut franchement l’écoute attentive.

Mais en somme, la paire cherche dans leurs sacs à disques, d’un style à l’autre, pour réveiller le monde. En dernier recours, ils forcent l’ampli et les enceintes pour monter la puissance du son. Ça grésille, mais les gens commencent enfin à valser.

Est-ce qu’un DJ doit avant tout faire danser le public? Ou doit-il communiquer la musique qu’il considère importante, sans devenir esclave de la foule?

Imaginez un concert de Bach. L’orchestre joue depuis une demi-heure. Le public n’est pas très emballé. Les musiciens changent pour Mozart. Ça va mieux. Concert réussi?

Verdict: Un endroit très agréable, quelques tracks vraiment géniaux. Triste dictat du dancefloor.

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